Amphibien le plus utilisé en biologie, Xenopus laevis, étant allo-tétraploïde (36 chromosomes) et ayant un temps de génération de deux ans, tend à être délaissé au profit de X. tropicalis, qui est diploïde (20 chromosomes) et se reproduit cinq fois plus rapidement.

Animaux de laboratoire mais aussi d'agrément, les xénopes s'élèvent et se reproduisent facilement en aquarium. Ils nécessitent environ cinq litres par individu, une eau calme maintenue à quelque 22 °C et dont la hauteur ne dépasse pas une trentaine de centimètres. Leur peau étant fragile, il faut éviter les matériaux coupants, tels que les roches à arêtes vives ou le gravier anguleux. La présence de végétaux n'est pas obligatoire et l'éclairage doit être tamisé. On peut les nourrir quotidiennement avec des aliments pour poissons, des morceaux de poisson, moule ou crevette, des chironomes, des daphnies, des gammares, des tubifex, etc.

L'espèce Xenopus laevis est abondamment utilisée dans les laboratoires de biologie pour étudier le développement embryonnaire, le cycle cellulaire (mitose et meiose) ainsi que les mécanismes mis en place par la cellule lorsque l'ADN est endommagé. Il a permis notamment l'identification et la caractérisation du moteur moléculaire permettant l'entrée en mitose, le MPF (M-phase promoting factor) ainsi que le rôle de l'aquaporine.

Lors de la méiose, deux divisions cellulaires successives se suivent sans réplication de l'ADN et conduisent à la production de cellules germinales haploïdes (ovocytes ou spermatozoïdes).

L'ovocyte de Xénope est une cellule polarisée présentant un hémisphère animal très pigmenté et un hémisphère végétatif dépigmenté (Figure 1).



# Posté le dimanche 26 février 2006 06:50

Modifié le lundi 18 mai 2009 13:36